La prothèse totale de hanche

C'est l'intervention qui donne les meilleurs résultats cliniques par rapport au handicap résultant de la destruction de la hanche. Elle donne régulièrement une hanche stable, mobile, indolore, et même donner l'impression que le patient a retrouvé sa hanche d'origine.

 

Indications :

- Le patient demande une intervention quand sa gêne n'est pas suffisemment soulagée par le traitement médical ou si ses activités sont limitées par sa hanche.

- Le chirurgien propose une prothèse de hanche lorsque le handicap est en rapport avec la destruction articulaire.

 

Avantages :

- Indolence

- Mobilité

- Stabilité

 

Inconvénients :

- Les risques, même rares, peuvent être grave et parfois nécessitent une ou plusieurs réinterventions

- Durée de vie limitée (10-20 ans)

- Lorsque les conséquences de l'usure sont symptomatiques (douleur ou instabilité) ou menaçantes (la radiographie fait craindre une fracture par fragilisation osseuse), une intervention de changement de prothèse peut être proposée.

 

Il existe différent types de prothèse qui peuvent être classées en fonction du type de fixation, du nombre d'élément, du nombre de surface et du matériau utilisé :

 

Fixation

… par repousse osseuse (prothèse sans ciment)

  • Fixation primaire 

    • Le plus souvent utilisé est le Press fit (ajusté encastré). On prépare un logement discrètement inférieur à la taille de la prothèse, et on impacte en force la prothèse pour avoir une fixation stable. Cette fixation peut être améliorée par l’adjonction de vis en particulier dans le cotyle, et par une collerette pour la fixation des tiges fémorales.

    • Les prothèses vissées sont fixées par l’intermédiaire des pas de vis incorporés.

  • Fixation secondaire :

Les prothèses sont recouvertes de matériaux métalliques poreux souvent en titane, qui permettent la fixation secondaire biologique par repousse osseuse. Cette fixation peut être améliorée par l’adjonction d’hydroxyapatite.

 

… par ciment acrylique (prothèse cimentée)

Le logement de la prothèse est préparé et l’os est nettoyé et la prothèse est scellée à l’os par l’intermédiaire du ciment acrylique qui assure à la fois la fixation primaire et secondaire.

 

 

Nombre d’élément

  • Prothèses monobloc (en un morceau) : elles sont forgées ou coulées dans un seul morceau métallique

  • Prothèses modulaires (en plusieurs morceaux) : elles peuvent être assemblées par l’intermédiaire des cônes Morse (partie femelle qui se connecte à la partie mâle pour former une jonction solide et stable). Cela permet la fabrication en per opératoire d’une prothèse adaptée à l’anatomie du patient.

  • Prothèses cotyloïdiennes monobloc : il s’agit essentiellement d’une prothèse en polyéthylène fixée au cotyle avec ou sans ciment.

  • Prothèses cotyloïdiennes en deux parties : une partie métallique souvent en titane fixée à l’os sans ciment dans laquelle on impacte la deuxième partie en polyéthylène ou en céramique. Ces matériaux sont choisis pour sécuriser la surface de frottement entre le cotyle et la tête de la prothèse.

 

 

Nombre de surface mobile

  • Prothèse à simple mobilité : il existe une seule surface de frottement entre le cotyle et la tête de la prothèse

  • Prothèse à double mobilité : il existe deux surfaces de frottement. Une entre la tête de la prothèse et la pièce en polyéthylène dans laquelle elle est encastrée en force, la seconde, entre la partie convexe de la même pièce en polyéthylène et la partie intérieure polie de la cupule cotyloïdienne métallique.

 

 

Matériaux des surfaces de frottement

La partie cotyloïdienne peut être en polyéthylène ou en céramique.

  • Le polyéthylène peut être conventionnel (mou) ou réticulé (endurcit par radiation ou par chaleur).

  • La céramique est souvent une céramique d’oxyde d’alumine avec un petit pourcentage d’oxyde de zircon.

La tête peut être métallique, soit en acier inoxydable, soit en chrome cobalt.

La tête peut être en céramique d’alumine.

 

Les voies d’abord

Elles doivent permettre de poser correctement les prothèses, de s’assurer de leur stabilité primaire, de leur orientation, et de la mobilité et de la stabilité de l’articulation prothétique.

Elles doivent également permettre de juger de la longueur des membres inférieurs avant et après la pose de la prothèse.

Plusieurs groupes de voies d’abord sont pratiqués :

  • Les voies d’abord postérieures,

  • les voies d’abord antérieures et

  • les voies d’abord externes.

    • Dans les voies externes, il y a les voies trans-osseuses (avec ostéotomie) où on relève une partie du fémur avec ses attaches musculaires afin de donner un jour meilleur sur l’articulation. Ces vois trans-osseuses sont essentiellement proposées pour contourner une difficulté opératoire et en particulier pour retirer des anciennes prothèses lors des reprises (changement de prothèse).

 

Les positions des patients lors de l’opération

Le patient peut être installé en décubitus dorsal (sur le dos), ou en décubitus latéral (sur le côté).

En décubitus dorsal, le patient peut être sur une table ordinaire ou sur une table orthopédique (elle permet la mobilisation du membre inférieur lors de l’intervention).

 

L’anesthésie

Elle peut être générale ou rachidienne.

 

Les planifications

Le chirurgien peut planifier les positionnements de la prothèse sur une radiographie en préopératoire ou à l’aide de scanner. Il peut également s’aider en peropératoire, de la radiographie ou des instruments de navigation.

 

Les suites postopératoires

Régulièrement, les patients ont la permission de se lever et de prendre appui sur la jambe opérée dès le jour même ou le lendemain de l’opération.

Des préventions contre le phlébite sont à la fois médicamenteuses (anticoagulant) et physiques (bas de contention et mobilisation).

La prévention médicamenteuse contre l’infection est assurée par l’administration des antibiotiques en préopératoire.

La gestion de la douleur postopératoire

On ne peut pas changer une articulation native par une articulation artificielle sans douleur.

On parvient cependant régulièrement à rendre la douleur postopératoire supportable ; et ceci, par une gestion multimodale de la douleur.

L’anesthésie rachidienne permet de bloquer les voies de la douleur de façon prolongée en ajoutant de la morphine.

L’injection d’anesthésie locale de longue durée dans le site opératoire permet contrôler la douleur localement.

Le traitement médicamenteux associe des antalgiques de paliers I à III de différents modes d’action et des anti-inflammatoires.

Des blocs neuraux (injection d’anesthésie locale autour des nerfs) peuvent être ajoutés par l’anesthésiste pour éviter la transmission de la douleur du site opératoire.

L’ajout des morphiniques par voie générale améliore l’efficacité de tous ces traitements.

 

 

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